Programme FNB - Le FNB - Démocratie - Insécurité - Islam - Armes -

 Armée belge - Santé  - Féret - Le Bastion - Emploi - Enseignement - Vos élus -

 

QUEL AVENIR POUR LE FNB ?

En mai 2003, des élections législatives, en juin 2004 des élections européennes et régionales...

Il est temps de faire le bilan.

Le résultat des élections européennes fut meilleur en 2004 qu’en 1999. 26.775 voix au lieu de 24.792. Le FNB est le plus grand des petits partis francophones, devant le Rassemblement Wallonie-France (RWF 23.090), les Chrétiens Démocrates Francophones (CDF 19.718), les communistes du PTB+ (19.645) et les gauchistes du MAS (5.675). Dans la province de Luxembourg, nous avons plus que triplé notre score. Dans celle de Namur, plus que doublé! Merci à nos électeurs, et à tous ceux qui nous ont aidé, même si nous n’avons pas d’élu. Le FN non plus, d’ailleurs.

Pour les élections régionales, nous n’avons pu présenter des listes partout. Souvent faute de candidats: nous avions en général les signatures nécessaires. A Liège, notre liste a été écartée sans motif, de manière purement arbitraire: nous avions de bons candidats et plus de 500 signatures valables…Un scandale!

Les résultats furent souvent meilleurs en Wallonie en 2004 qu’en 1999.

En Hainaut, nous avons progressé: 7.751 contre 7.399 en 1999 dans les mêmes circonscriptions, de même qu’à Namur, 2.815 contre 902 en 1999.

Par contre, à Bruxelles, nous avons perdu, malgré la concentration de nos efforts dans cette région: 2.658 voix (au lieu de 5.528 en 1999). Nous avions pourtant fait 4..915 voix au scrutin européen dans les mêmes cantons et au même moment. L’explication la plus vraisemblable est donnée en page 18.

Au scrutin régional, nous n’avons pas non plus d’élu!

Certains sont découragés. Ils voient les problèmes, les obstacles, la barre des 5%, la répression qui s’accentue. Faut-il pour autant arrêter?

Mon avis est non. Il faut continuer!

Il faut continuer: nous avons introduit un recours devant la Cour d’Arbitrage contre les 5%. Il est possible que nous le gagnions.

La situation ne fera de toutes façons qu’empirer. Le système finira par craquer. Nous ne pouvons nous en réjouir, mais il y aura alors place pour une politique alternative. L’opinion fera confiance à ceux qui auront démontré leur courage, leur constance et la fidélité à leurs idées, vers ceux qui auront eu raison trop tôt. Ce sera notre heure.

Car nos analyses sont bonnes. Nos solutions n’ont rien d’extrémistes. L’avenir le démontrera.

Le président du FN est poursuivi en Justice. Il sera sans doute bientôt condamné: l’avocat-général Jean-François Godbille a requis deux ans de prison ferme contre Féret, ainsi que la dissolution du Front National. Le FN sera sans doute déclaré association qui prône la discrimination (Article 3 de la Loi Moureau du 30 juillet 1981): il suffira d’en être membre pour être condamné!

Le système s’est servi de Féret et du FN, mais il ne doivent pas dépasser certaines limites. Il ne faut pas que le FN échappe au contrôle du système. Et son succès récent inquiète: le FN pourrait un jour devenir dérangeant. Quelqu’un d’autre pourrait s’emparer du sigle magique: au sein du FN belge, la fronde gronde, on complote, des ambitieux piaffent et le président à vie pourrait être déposé. Ce n’est pas un secret.

Bref, le système va se débarrasser du FN. Et si celui-ci veut se reconstituer, il devra le faire sous un autre nom et avec une autre direction. Comme le Vlaams Blok va devoir le faire.

Fini le sigle magique qui racole les électeurs séduits par Le Pen, exit le petit docteur! Terminé le succès facile sans travail, ni organisation!

Tout devient alors possible pour le FNB.

Nous ne pouvons pas nous réjouir de cette scandaleuse atteinte à la liberté d’opinion et à la démocratie, qu’au delà des questions de personnes nous condamnons sans ambages.

Mais, cela permettra de repartir sur de bonnes bases, même si le chemin sera dur et long. Il ne faut en effet s’attendre à aucun cadeau du système. Parce que plus une société devient multiculturelle, moins elle est démocratique, et plus elle devient répressive.

Il faut donc préparer la relève. Il faut renforcer l’équipe. Je dois pouvoir être remplacé. Il faut vous impliquer. Si vous ne le faites pas qui le fera ?

Il faut changer de tactique. Le FNB progresse, mais pas assez vite. Je dois être déchargé d’une partie de mon travail, pour m’occuper de l’essentiel. Il ne suffit pas d’animer un parti, il faut qu’il se développe. Il faut recruter. Il faut organiser. Cela n’a pas été suffisamment la priorité jusqu’ici, je le reconnais.

Aidez-nous ! Contactez-nous ! Nous avons besoin de vous !

François-Xavier Robert

 

 

(Bastion n°82 de septembre 2004)

[Accueil]  [Bastion]