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Armes: un jour sombre pour la Belgique

Laurette Onkelinx est la pire calamité de la politique belge. Notre article publié dans le Bastion N°84 sur le sujet a été très largement répercuté sur Internet, généralement sans citer la source. Après avoir démoli l’enseignement, après avoir rédigé une loi anti-discrimination largement anti-constitutionnelle, elle sévit à la Justice depuis 2003, et en bonne opportuniste, a profité de l’émotion suscitée par un double meurtre pour faire passer sa calamiteuse législation anti-armes.

 

Le 18 mai 2006 est une date noire dans l’histoire de la Belgique, de la démocratie et des amateurs d’armes.

C’est en effet ce jour que l’on a voté, dans l’urgence, une loi liberticide — une de plus — relative aux armes.

La clique qui nous opprime a profité de l’émotion suscitée par un jeune flamand suicidaire pour faire passer, avec une suspecte unanimité, son projet de loi sur les armes, qui était bloqué au Parlement depuis quelques années.

C’est toujours en prétextant de « bonnes raisons », souvent sécuritaires, que l’on arrive à faire passer des projets liberticides. Ce fut déjà le cas avec la « loi sur les méthodes particulières de recherche et autres méthodes d’investigations », votée suite à l’émotion provoquée par des attentats islamistes.

Au lieu de s’attaquer aux causes des problèmes (notamment l’importation non contrôlée de populations allogènes), on s’attaque aux libertés des autochtones. On laisse l’insécurité et l’immigration s’installer, ce qui permet de faire avaler à une population toujours demandeuse de plus de sécurité des lois liberticides.

La méthode utilisée pour faire passer cette loi est en soi déjà scandaleuse. Cela s’est fait dans l’urgence, sous le coup de l’émotion, afin de court-circuiter tout débat et éviter aux intéressés de faire valoir leurs arguments. Il a été demandé au Sénat de renoncer à ses prérogatives pour accélérer la mise en application de la loi.

Or quelle était l’urgence? Eviter qu’un fou ne recommence un massacre comme à Anvers? La probabilité en est insignifiante. Il aurait d’ailleurs été plus simple et plus raisonnable d’imposer un délai entre l’achat et la livraison de l’arme.

La façon dont la loi a été votée est d’ailleurs significative du manque de vision de nos politiciens: ils subissent les événements et réagissent après coup, de manière exagérée, histoire de faire oublier leur incompétence, plutôt que de prévoir l’avenir. Cette triste manière de faire de la politique est commune à tous les domaines et surtout en matière économique.

A ce propos, le secteur de l’armurerie, du tir et de la chasse est un secteur traditionnel important de notre économie qui sera frappé de plein fouet. Mais, nos politiciens n’ont que faire de l’emploi: ils aiment les personnes précarisées qui doivent quémander les allocations sociales auxquelles elles ont pourtant droit.

Enfin, le dispositif de la loi est une nouvelle atteinte au droit de propriété.

La loi sur les armes n’atteindra aucun de ses objectifs. Au contraire.

L’expérience montre que désarmer les honnêtes citoyens fait exploser la criminalité. C’est d’ailleurs logique: les malfrats n’ont plus à craindre d’être surpris par un citoyen armé. Par contre, une réglementation des armes n’exerce aucun effet sur les armes illégales, qui échappent par définition à tout contrôle. Or, il est tellement évident que les gangsters ne se fournissent pas sur le marché officiel!

Au contraire, la chute de l’URSS, important fabriquant d’armes légères à bon marché, l’ouverture des frontières et l’arrivée de populations en provenance de pays où règne la guerre civile, ont rendu l’importation d’armes illégales plus aisée et meilleur marché que jamais. Et s’il y a bien une arme particulièrement meurtrière et facile à trouver à petit prix; il s’agit de la Kalashnikov.

Faut-il rappeler qu’en Suisse, tout citoyen garde à son domicile son fusil d’assaut. Faut-il citer la Finlande, pays où l’on trouve le plus grand nombre d’armes à feu par habitant. Ces deux pays figurent parmi les plus sûrs (et les plus démocratiques) au monde.

Il vaut mieux un pays où le gouvernement et les malfrats ont peur de la population qu’un pays où le peuple a peur de son gouvernement et des gangsters.

Certains rétorqueront qu’en rendant les armes inaccessibles, on évitera de nouveaux drames. Faux! Le cinglé d’Anvers aurait pu prendre une voiture et faucher ses cibles sur les trottoirs, ou les frapper à la hache ou au couteau…

Et celui qui veut se suicider (n’est-ce pas son droit?) peut sauter d’un pont, se jeter sous un train, ou prendre des médicaments.

On oublie trop souvent que les premières sources d’accidents en Belgique sont l’activité professionnelle, puis l’automobile, enfin les activités domestiques (bricolage, cuisine…).

En matière d’armes, le plus grand nombre d’accidents est le fait de policiers (suicides!) et de gangsters… et non pas d’honnêtes collectionneurs, tireurs sportifs ou chasseurs!

De tous temps, les dictatures ont cherché à désarmer leur population, de manière à éviter que le peuple ne les renverse par la force. Et ceci est d’autant plus pertinent que le service militaire a été remplacé par une armée professionnelle de plus en plus politisée.

Martial Müller

 

 

(Bastion n°100 de mai 2006)

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