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Le billet d’humeur de Charles Magne

Dictature multiraciale et pensée magique (2)

 

La seule chose qui progresse véritablement dans notre pays c’est l’illusion de vivre encore en démocratie. Le temps n’est peut-être, d’ailleurs, pas si loin où l’on interdira le Bastion au nom de la liberté d’expression. Aussi, je profite du peu de répit qui nous est laissé pour dénoncer, une fois encore, le régime que nos élites dévoyées tentent de nous imposer.

Dans mon article précédent, je mettais en lumière les raisons théoriques pour lesquelles une société multiculturelle conduisait nécessairement à la dictature et au triomphe de la pensée magique. Ces liens se manifestent de plus en plus dans la réalité sociale. Au cours de ces vingt dernières années, nous avons, en effet, assisté à une succession de faits particulièrement graves et révélateurs de l’involution des mœurs politiques de notre pays.

Je citerai pêle-mêle : les atteintes répétées à l’indépendance de la justice1, le contrôle renforcé des médias2, le développement de la corruption3, la fermeture du champ politique à la concurrence4, l’impunité légale de la nomenklatura au pouvoir5, l’adoption de lois établissant le délit d’opinion.

C’est dans cette dernière tendance que s’incarne le mieux la dérive dictatoriale du système. Ces lois, on le sait, ont pour but de consacrer l’immigration comme principe d’éviction des électeurs de souche et celui d’endiguer l’insatisfaction grandissante des Belges. Elles créent une situation juridique où les règles deviennent floues6, propices à toutes les persécutions politiques.

La dérive soviétoïde du système s’est, d’ailleurs, récemment accentuée lorsque les députés – sous la pression du gouvernement – ont autorisé la police à poser des micros et des caméras pour surveiller les particuliers sans en référer au juge…

Toutes ces mesures arbitraires nous visent directement. Elles facilitent les manœuvres judiciaires pilotées par les lobbies immigrationnistes dont l’objectif avoué est de faire condamner les idées nationales comme des crimes contre la pensée dominante7.

Or, une étude comparée de nos textes démontrerait que nos positions ne sont pas si éloignées de celles défendues, il y a quelques années, par certains partis aujourd’hui au pouvoir8. C’est dire si le régime a évolué9...

La dictature technique étant instaurée, on pourrait s’imaginer que nos petits émirs sont satisfaits de leur satrapie. Mais que nenni ! Ils pressentent que, tôt ou tard, leur bel édifice s’effondrera sous leurs pieds. Aussi ont-ils entrepris de se lancer dans une course contre la montre pour rendre la dictature multiraciale irréversible. Pour cela, ils ont, notamment, décidé de poursuivre la politique suicidaire des frontières ouvertes à l’immigration sauvage.

On l’a bien vu lors du sommet européen de Séville10, où le couple infernal formé par Ben Chirac et l’Omar Michel a fait capoter le plan proposé par l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et l’Autriche visant à limiter la submersion du continent par les masses allogènes. En quoi consistait ce plan – d’ailleurs très timoré ? Tout simplement à subordonner le niveau de l’aide que reçoivent les pays à forte émigration à la maîtrise de leurs flux. Or, cette proposition de simple bon sens a été rejetée au prétexte qu’il ne fallait pas handicaper le (sur)développement (démographique) du tiers-monde.

La crainte de nos dirigeants n’était-elle pas, plutôt, de voir se tarir une des sources principales de financement occulte ? Ou peut-être était-ce celle de ne pouvoir former leurs futurs bataillons d’électeurs serviles ?

Hélas, le sommet de Séville n’aura pas, seulement, été le sommet de la tartufferie bien-culpabilisante. Il aura, également, marqué une nouvelle étape dans la progression de la pensée magique destinée à saper les bases de la rationalité sociale sur lesquelles se fonde notre état de droit.

Ainsi, parvenu à bout d’arguments, pour justifier l’inaction des gouvernements européens face au raz-de-marée migratoire, Michel Barnier11 a déclaré que : « Comme l’a dit très justement Jacques Chirac, l’Europe n’a pas pour vocation de se transformer en forteresse. J’ajouterai que les forteresses attirent les convoitises et sont faites pour être prises d’assaut. Aucune forteresse ne résiste dans la durée. » 12 

La formule du Grand-Barnier13, toute incantatoire qu’elle soit, laisse planer un doute quant à son efficacité. Et si le tour de passe-passe ne fonctionnait pas ? Si en en abolissant les frontières, en levant les barrières, en détruisant les digues, en rasant les bastions, l’on ne parvenait pas à stopper la marée humaine venue du tiers-monde ? Sans-doute le Grand-Barnier a t-il puisé son inspiration dans les fumées délétères de son sacré collège. Car, de ce point de vue, la Commission Européenne pourra bientôt être proclamée la Mecque de nos rites ethno-masochistes.

Pour en avoir une idée, il suffit de se plonger, un instant, dans la bande-dessinée qu’elle a fait publier – aux frais du contribuable européen - destinée aux « enseignants et aux jeunes… pour stimuler la réflexion et la discussion sur le racisme »14.

Cette brochure est bien mieux qu’un concentré de poncifs antiracistes. Elle est un véritable bréviaire de la pensée magique autodestructrice. La société européenne y est totalement reconstruite en fonction des phobies à la mode en ce haut-lieu de la décadence européenne.

Ainsi, l’un des personnages centraux de l’opuscule - censé incarner l’Européen typique - est un homme proche de la soixantaine, affublé d’une petite moustache noire… agressif, chauve et gros15.

Toutefois, ce n’est pas sur le terrain des techniques de manipulation héritées de la subversion marxiste que je placerai l’analyse dudit personnage. C’est sur celui de son environnement. Qu’observe-t-on à son sujet ?. D’abord, qu’il s’appelle monsieur Xéno. Sous-entendu xénophobe16. Or, xéno signifie, seulement, étranger en grec - rien de plus. Un xéno peut être phile17 ou phobe. Cependant, en regardant les deux planches de plus près, où est représenté Monsieur Xéno, il faut admettre que ses gouvernants ont dû être philes avant qu’il ne devienne phobe.

Car, notez-le bien : Monsieur Xéno est le dernier Européen de ce que l’on appelle à tort son quartier. Bien, entendu Monsieur Xéno n’a aucune raison d’éprouver du ressentiment au spectacle des barbus, des viandes halal, des burnous et autres boubous qui fleurissent dans sa rue pluvieuse de Molenbeek. D’ailleurs, voyez comme il les apprécie lorsqu’il est à l’étranger… Inconséquent Monsieur Xéno ? Ou simplement amer ? Amer de voir que son pays ne se distingue, déjà, plus de l’Afrique du Nord ? Que, dans vingt ans, le peuple auquel il appartient aura définitivement été évincé ? Qu’entre-temps il porte, tel un grand cornu, le nom dont il a été affublé par le caricaturiste à la solde de l’eurocratie : celui de Xéno, celui d’étranger en son propre pays.

Néanmoins, cela serait à tort qu’on décèlerait un second degré dans cette infâme caricature. Son dessein doit être pris au premier degré. Il est, non seulement, de faire accepter l’inacceptable – l’éviction – mais encore de le faire aimer par les futurs évincés. Lorsque cet état mental sera réalisé nous vivrons des temps orwelliens de totale schizophrénie sociale18. Des temps magiques où la sujétion des esprits sera achevée.

La longueur d’avance prise par la Commission Européenne dans la course à la dictature multiraciale a fait au moins un jaloux : le Parlement Européen. Le mois prochain, nous verrons comment il entend lui ravir la baguette d’or du grand concours de magie noire.

1. Par la politisation des juges, la modification régulière de leur statut, les désistements abusifs, les promotions-sanctions et les vagues de nominations ad hoc d’incompétent(e)s.

2. Par leur politisation – cf. les procédures partisanes de nomination à la RTBF -, mais aussi par la diffusion du politiquement correct fonctionnant comme une censure diffuse. A ce propos, la Belgique est le seul pays de l’Union Européenne à pouvoir s’enorgueillir de la disparition mystérieuse ou de l’exil de journalistes trop curieux. De là à penser que les récalcitrants font l’objet d’un traitement de faveur par des officines spécialisées… Ajoutons à cela qu’il n’est pas rare de voir le gouvernement porter plainte contre les auteurs d’articles ou d’ouvrages déplaisants…

3. Phénomène antidémocratique par essence, qui affecte la rationalité des choix économiques et renforce la main-mise de la minorité gouvernante sur la société.

4. Notamment par la règle des signatures et l’interdiction du financement des partis par les citoyens. Et comme si cela ne suffisait pas, la loi électorale fixant un seuil de 5% vient encore restreindre les possibilités de faire émerger des partis d’opposition et donc de contester les dérives du régime.

5. De ce point de vue le peuple n’est pas dupe. Il ne croit pas que tout a été dit sur le meurtre d’André Cools, sur l’affaire Agusta, sur les tueurs fous du Brabant, sur les réseaux pédophiles de Marc Dutroux, sur les circonstances rocambolesques de son évasion, sur combien d’autres sujets encore ???

6. Mais que tout le monde est censé connaître et respecter.

7. Ce qui en dit long sur leur conception du débat démocratique.

8. On peut même soutenir que, la situation étant infiniment plus grave aujourd’hui qu’à l’époque, nos positions sont beaucoup plus modérées.

9. A gauche toute !

10. 21-22 juin dernier.

11. Ci-devant commissaire européen et ci-derrière porte-parole de la pensée d’Omar Chirac en la grande mosquée européenne.

12. Déclaration faite sur Europe 1 à l’issue du sommet.

13. A prononcer avec modération sous peine d’éviction.

14. Moi, raciste?, Commission Européenne. Office des publications officielles des Communautés européennes. Luxbg, 1998.

15. Inutile d’ajouter que les représentants des autres ethnies sont jeunes et nimbés des vertus qui nous font tant défaut.

16. Un cas d’école de racisme inversé.

17. Xénophile : qui aime les étrangers.

18. Le meilleur exemple de cette schizophrénie est donné par le torchon eurocratique lui même. Dans la même brochure, il est suggéré aux Européens de refuser toute discrimination sexiste et d’accepter… les femmes voilées comme une simple différence vestimentaire.

 

 

(Bastion n°64 d'octobre 2002)

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