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LE COIN DES INdépendants et des PME

 

Selon l’hebdomadaire économique Trends Tendances, qui a réalisé une enquête auprès de 1250 chefs d’entreprises, 75% des patrons seraient sous pression à cause de la législation sociale. Un employeur sur deux aurait déjà songé à arrêter.

Si le grand public accueille souvent favorablement les législations protectrices des salariés, il est certain qu’elles ont des effets extrêmement pervers pour l’emploi.

La responsable de tout cela est clairement Laurette Uyttendaele-Onkelinx, vice-premier ministre socialiste, mais également l’ensemble du gouvernement, libéraux et ex-libéraux en tête: le gros Omar Michel – plus soucieux d’aller rendre visite à une dénommée Bernadette Mukendi qu’à défendre ceux qui l’ont élu –, et Verhofstadt – qui a toujours cédé devant l’extrême-gauche de son gouvernement pour se maintenir en place – ont donné leur aval.

Les lois suivantes ont été votées ou sont entrées en vigueur sous le présent gouvernement: la loi « sur le bien-être au travail », la loi visant « à lutter contre les discriminations au travail », la loi « relative à la conciliation entre l’emploi et la qualité de la vie », la loi sur « la violence et le harcèlement moral ou sexuel », la loi visant à « améliorer le taux d’emploi » en reclassant les salariés de plus de 45 ans, et enfin, cerise sur le gâteau le « plan Rosetta » récemment adapté pour favoriser l’engagement des étrangers !

Ces législations protectrices – trop protectrices – ne servent qu’à rendre la tâche des employeurs impossible,

On ne lutte pas contre les abus – indiscutables et malheureusement beaucoup trop fréquents – par une avalanche de textes juridiques rigidifiant encore plus le marché du travail, mais au contraire en fluidifiant celui-ci. Offrir aux salariés mécontents ou victimes d’abus la possibilité de quitter leur entreprise et de retrouver facilement un emploi est bien plus efficace. Qu’un employeur qui traite mal son personnel, ne sache plus engager ni fidéliser ses salariés est aussi dissuasif et bien plus efficace que toutes les règles rigides destinées à protéger le personnel.

Les politiciens de l’Arc-en-ciel oublient visiblement que le rôle d’un chef d’entreprise n’est pas de satisfaire le gouvernement, ni de créer de l’emploi, ni de remplir des formalités administratives, mais de produire des biens ou des services et de gagner de l’argent. Car si on ne gagne pas de l’argent, on ne commence pas une activité économique et on ne peut pas la continuer très longtemps. C’est quelque chose de tellement évident pour tout qui remplit une fonction économique, mais qui semble totalement oublié par les idéologues gauchistes du gouvernement.

On semble en outre oublier que les employeurs ont aussi droit à avoir du plaisir à leur travail et à se consacrer à ce pourquoi ils se sont lancés dans les affaires: c’est rarement pour remplir des formulaires abscons, pour subir l’épée de Damoclès – souvent fort arbitraire – des contrôles administratifs ou pour entamer des conflits juridiques sans fin avec ses salariés.

La plupart des règles juridiques pondues pour protéger les salariés se sont montrées inefficaces et contre-productives, parce que lourdes et conçues par des idéologues qui ne connaissent rien à la vie des entreprises. Si elles protègent parfois certains, elles dissuadent de prendre le risque d’embaucher d’autres, elles freinent le développent des affaires et pénalisent notre compétitivité. En outre, elles génèrent des effets pervers. Dans la cadre du plan Rosetta, on cite déjà des entreprises qui licencient 10% de leur personnel parce qu’elles sont dans l’impossibilité d’embaucher les 3% imposés par Onkelinx !

On pourrait citer bien d’autres domaines où la législation s’est inutilement complexifiée et où la charge administrative s’est considérablement accrue. Les professions médicales ne sont pas descendues dans la rue uniquement pour obtenir une revalorisation de leur profession, comme certains aimeraient le faire croire, mais parce que les contrôles, autorisations et formalités administratives les empêchent de se consacrer à ce qui est leur fonction essentielle: soigner les malades.

Les résultats d’une telle avalanche législative risquent bien de diminuer l’activité économique, de restreindre l’embauche, voire d’encourager les délocalisations. Il ne faut jamais oublier que toutes ces obligations constituent en fait un impôt en nature extrêmement lourd à supporter.

 

 

(Bastion n°68 de février 2003)

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